• Nautilus Pompilius fut un groupe très populaire dans les années 90 en Russie. Leurs premiers albums étaient très orientés vers la musique punk, mais ils vont assez vite s'asagir et se tourner vers un rock plus commercial. Leurs textes sont assez travaillés, et un de leurs sujets favoris sont...les anges !

    Voici deux chansons et leurs traductions. Comprenez les comme vous le souhaitez.

     Le vaurien et l'ange :  Негодяй и Ангел - YouTube

    Une fois le vaurien et l’ange

    Se retrouvèrent à une même table,

    Le vaurien se retrouva avec quatre as

    Et l’ange un seul valet.

     

    Il détacha les ailes de ses épaules

    Et les mit sur le tapis vert.

    Et le ciel, avec un sourire, les regardait

    A travers la crasse et la moisissure de la vitre.

     

    Le vaurien mit les ailes dans sa poche

    Et partit les vendre au mont-de-piété,

    Avec cet argent il s’acheta

    Un jeu de cartes truqué.

     

    De retour il proposa à l’ange

    De faire une autre partie,

    Le ciel les regardait en secret

    De ses hautes fenêtres.

     

    Tout se termina comme il se doit

    Les contes ont toujours une fin heureuse

    Le dragon meurt, tué par une lance

    La princesse se marie.

    Le vaurien fait commerce des plumes au marché

    Ainsi que du duvet des ailes angéliques.

    Et l’ange vole haut très haut dans le ciel,

    Aussi ailé qu’il l’était autrefois.

     

    Quelle est la morale de cette histoire ?

    Il n’y a aucune morale.

    Quand un naît avec des cornes,

    Un autre naît avec des ailes.

    Et tu mourras comme tu es né,

    Apparemment c’est comme ça que tu es nécessaire

    Au ciel qui nous regarde avec joie et ennui.

     

    L'ange déchu :   Наутилус Помпилиус - Падший Ангел - YouTube

    Je vois en rêve des chiens, je vois en rêve des bêtes

    Je vois que des créatures avec des phares à la place des yeux

    Se sont accrochées à mes ailes en plein ciel

    Et que je tombe bêtement comme un ange déchu.  

     

    Je ne me souviens pas de la chute mais juste

    Du choc sourd sur la pierre froide.

    Est-il possible que j’aie pu voler si haut

    Et décrocher si cruellement comme un ange déchu.

     

    Directement en bas,

    Là-bas, d’où nous étions partis avec l’espoir d’une nouvelle vie,

    Directement en bas,

    Là-bas d’où nous regardions avidement les hauteurs bleues

    Directement en bas.

                 

    J’ai essayé d’être juste et bon

    Et cela ne me semblait ni terrible ni étrange

    Qu’en bas sur la terre se réunisse les foules

    Venues regarder comment choit un ange.

     

    Dans leurs bouches, en rafales

    Se dépose de la neige blanche, ou bien est-ce une douce semoule,

    Ou bien les plumes tombant à la suite

    De celui qui a décroché comme un ange déchu.

     

     

     


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  •   En 1998 sort en Russie un roman policier, prélude à une série qui va faire fureur, et son auteur va devenir l'un les plus lus de la Russie des années 2000. Le livre, claire référence au "Maître et Marguerite" de Mikhaïl Boulgakov, s'appelle "Azazel".

      L'histoire : nous sommes en 1876, Moscou voit une vague de suicides chez de jeunes gens fortunés. On demande à un jeune détective, Erast Fandorin, de mener l'enquête. Il va se retrouver confronté à des ennemis redoutables.

      La carrière que va connaître ce héros, spécialiste de culture japonaise, d'arts martiaux, et aux déductions n'ayant rien à envier à celles d'Hercule Poirot, sera sans précédent en Russie : chaque nouvel opus se vend comme des petits pains, toute la Russie achète ou se passe de main en main ces romans à la couverture noire. D'un livre à l'autre, Fandorin vieillit, le temps passe : "Azazel" se déroule en 1876, "Le Monde est un théâtre", dernier épisode en date, en 1911. Pour l'instant, il y a treize volets de la série des Fandorin.

      L'auteur en est un certain B.Akounin, référence à l'anarchiste Bakounine évidemment. Mais lorsque "Azazel" est sorti, personne ne savait qui se cachait derrière ce nom d'emprunt. Сertains avancèrent même les noms de personnalités très influentes, voire de ministres. Le secret ne sera pas longtemps gardé : son vrai nom est Gregorii Tkhartichvili, et il est un éditeur en vue, d'origine géorgienne, spécialiste, comme son héros, de culture japonaise.  

      Ecranisation : cinq romans ont été portés à l'écran (de la série des Fandorin), le plus réussi étant sans doute Azazel. "Le gambit Turc" a connu un certain succès, même s'il s'agit sans doute d'un des moins bons de la collection. Voici quelques extraits, accompagnés de la chanson du film : Клип "Идём на Восток!" - "Турецкий Гамбит" - YouTube

       J'ignore quels romans ont été traduit en Français, mais je vous conseille fortement cet auteur, et particulièrement les aventures d'Erast. Elles sont absolument passionnantes.


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  • Vie filtrée - diaporama flash

     

       Quelques photos de mon cru, je m'entraîne puisqu'on m'a dit que c'est seulement ainsi que l'on pouvait progresser en photographie. Si vous avez des commentaires à faire, n'hésitez pas, j'aime la critique (constructive). Je dédie ce petit diaporama à mon épouse, Diana, qui apparaît ici.  


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  •    Une chanson de Chij and Ko, groupe de la région de Nijni Novgorod. Le lien que j'avais mis à l'époque n'existe plus, mais j'ai trouvé une vidéo de meilleure qualité. Dédions cette chanson à tous les amoureux de la terre...

    http://www.youtube.com/watch?v=N6vRSIGWOeM

    Fée :

    Ma bonne et gentille fée,

    Transforme moi en nuage

    Pour que je puisse partir au plus vite

    Et que tu puisses rester seule.

     

    Je verserai mes larmes amères

    Quelque-part, là-bas, au finfond de la terre

    Pour que tu puisses cueillir des roses,

    Fruits de mon Amour fou.

     

    Excuse-moi s’il est arrivé que tu te retrouves souvent seule,

    Le soir tu m’attendais comme si tu me devais quelque-chose.

    Je t’aime, gentille fée, et ne ris pas, je t’en prie,

    Je suis ivre non pas de houblon, je m’ennivre à présent de toi.

     

    Je me soumets à toi et te remets et mon âme et mon coeur,

    Je comprends malheureusement que tu n’en as sûrement pas besoin.

    Donne moi une chance de te prouver mes sentiments

    Sois patiente, un peu, je t’en supplie !

    Crois-moi, j’ai mal et c’est difficile pour moi,

    Mais je t’aime toujours.

     

    Donne moi une chance de te prouver mes sentiments

    Sois patiente, un peu, je t’en supplie !

    Crois-moi, j’ai mal et c’est difficile pour moi,

    Mais je t’aime toujours.


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  •    Je ne verse pas dans l'originalité aujourd'hui, et vous emmène pour une promenade sur la Place Rouge. Mais plutôt que de descendre à la station "Okhotnyi riad", au plus près du Kremlin, arrêtons-nous un peu plus loin (ou un peu moins loin, selon l'endroit d'où nous venons !) : à la station "Kropotkinskaïa".

       Il est interdit de prendre des photos dans le métro, à part en ayant une autorisation spéciale. Je laisse donc à votre imagination le soin de se figurer une station entièrement faite de marbre blanc. Il provient de la cathédrale du Christ-Sauveur, démolie dans les années quarante, avant d'être reconstruite à l'identique en 1995 (voir la photo ci-dessous).

         Nous sommes passés par les jardins d'Alexandre en longeant un des murs du Kremlin (qui sera l'objet d'une autre de nos balades), pour arriver à la "Place du Manège", aux nombreuses statues (voir ci-dessous). Il y avait là au dix-neuvième siècle un grand marché, admirablement décrit par Guiliarovski dans son livre-reportage datant des années 1870 : "Moscou et les Moscovites".

       Voici donc la Place Rouge, qui doit son nom à...un jeu de mots ! Rouge et beau ayant la même éthymologie en russe. Le nom initial en était donc "la belle place". A droite, admirez le Kremlin, siège bien connu du pouvoir russe, le mausolée de Lenine devant ses murs et au fond de la photo, la cathédrale de Basile-Le-Bienheureux, bâtie pour célébrer la prise de Kazan en 1554. La légende veut qu'Ivan Le Terrible ait crevé les yeux de l'architecte afin qu'il ne puisse jamais la reproduire.

         A gauche (voir la photo ci-dessous) se trouve le GUM, abrévation de Magasin Universel d'Etat. Il s'agit d'une véritable petite ville intérieure qui acceuille nombre de boutiques de luxe sur plusieurs étages, et dans laquelle il est très agréable de flâner.

         Ci-dessous : l'église de l'icône de la Vierge de Kazan, une des icônes les plus connues et les plus adorées de la religion orthodoxe.

         Ci-dessous : les portes de la résurrection, détruites sous Staline afin de pouvoir y faire passer des chars, puis reconstruites à l'identique en 1995. Devant elles se trouve le kilomètre zéro, sur lequel il faut faire un voeu et lancer quelques pièces par-dessus son épaule.

        Ci-dessous : le musée d'Histoire, sur lequel je ne peux rien vous dire, je n'y suis jamais allé

       Il y a encore quelques années, la rue Tverskaïa, reliant la Place Rouge à la Place Pouchkine, était considérée comme la plus chère du Monde en terme de prix de l'immobilier.

       Moscou est considérée comme une ville extrêmement chère pour ce qui est du logement, ce qui est vrai, mais on ne prend jamais en compte le prix des charges qui est, si l'on compare avec l'Europe, très bon marché. Compter tout de même entre 500 et 900 euros pour un studio.

        A bientôt pour de nouvelles promenades, en ma compagnie j'espère  !


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